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Quelle est la valeur ajoutée de la Francophonie dans le développement durable ? C’est par cette question qu’a débuté la table ronde tenue ce jeudi 7 octobre à l’université Laval. Les deux instigateurs de cette manifestation, Fatima Dia Touré, directrice de l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF) et Richard Marcoux, directeur de l’observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF) de l’université Laval, profitaient de la célébration du 40e anniversaire de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour soulever ce thème maintenant universel et mondial qu’est le développement durable et ses enjeux. Une table ronde donc, avec pour panelistes M.Jacques Bilodeau, représentant personnel du premier ministre du Canada au conseil permanent de la Francophonie, M. Léopold Gaudreau, sous-ministre adjoint du Développement durable, M.Samuel Yonkeu, au comité de direction du secrétariat internationale francophone pour l’évaluation environnementale (SIFEE) et Michel Côté, président directeur –générale de CRC-SOGEMA. Sous une forme assez protocolaire, comme peut l’être le début de cet article, les participants ont mis sur la table les enjeux diplomatiques, économiques, politiques et social du développement durable. Hélène le Gal, consul général de France à Québec a également prononcé une allocution où elle a démontré que la langue est un facteur de rapprochement nord-sud. D’une manière générale, tout le monde s’est accordé que la Francophonie a complètement son rôle à jouer dans cette case de l’échiquier mondiale. La Francophonie, terre fertile et véhicule ralliant les nations, est aussi en train d’évoluer puisque d’ici 2050, 85 % de la francophonie sera africaine. Français et Afrique, voila deux mots qui ont eu par le passé du mal à s’accorder mais qui aujourd’hui sont empreints de grande initiative. Tous les panélistes se sont accordés à mentionner les efforts québécois et européen concernant le développement durable, désignant le continent africain comme une terre d’ambition à laquelle on se doit d’orienter le développement économique et social parfois encore hasardeux. Le secteur privé, représenté par Michel Côté est, quant à lui, à l’œuvre concrètement sur le terrain mais se confronte à de multiples difficultés, politiques le plus souvent. Il nécessite alors de bonnes convictions et une vision citoyenne de la part des dirigeants pour s’opposer au jeu de l’enveloppe noire. En tout cas de la bonne conjugaison des efforts, courageux, du domaine privé avec les moratoires diplomatique du domaine public naitra la clé essentielle du maintien d’une ligne conductrice pérenne afin de développer des solutions durables. Et si autour de cette table hier, les faits ont été soulevés et soupesés, bien entendu aucune mesures et actions n’est sortie du chapeau. Cependant cette conférence se tenait aussi en amont du sommet de la Francophonie à Montreux, duquel chapeau, on l’espère, sortira des solutions viables et pérenne au développement durable des États, qu’ils soient francophone ou non.
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