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La cité de la musique
Dans la continuité des expositions visant à éclairer le parcours de figures emblématiques de la scène musicale du XXe siècle – Miles Davis, Serge Gainsbourg, John Lennon, Pink Floyd, Jimi Hendrix – la Cité de la musique a souhaité rendre hommage à un monument de la culture musicale française : en 2011, Georges Brassens, mort il y a tout juste trente ans, aurait eu 90 ans.
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Qui ne connaît pas Brassens ? Tout le monde a chantonné un jour l’une de ses chansons. L’homme est installé dans la mémoire collective avec l’image parfois consensuelle du père tranquille que l’on chante en famille au coin du feu, celle de l’ami qui nous rassure parce qu’il nous parle d’un monde où les amoureux se bécotent sur les bancs publics, où les croquants vont en ville à cheval, où Margot dégrafe son corsage pour donner la gougoutte à son chat… Quand les chansons sont restées, l’image de l’homme s’est brouillée, adoucie, comme ternie. Il est temps de découvrir que derrière la figure fleurant bon la France d’antan, se cache un individu rare, hautement lettré, fin connaisseur de la poésie française, un grand timide mal à l’aise sur scène, un formidable musicien pétri du swing et amoureux de Charles Trenet, un libertaire qui choisira une voie individuelle plutôt que les combats collectifs, sans renier ses convictions, s’opposant à la guerre, à la morale bien-pensante ou à l’arbitraire de la justice et de la police, une force tranquille, inébranlable dans le tourbillon du succès, qui n’a jamais suivi que sa petite musique intérieure.
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Comment exposer Brassens ? Comment évoquer une personnalité si populaire mais si volontairement peu spectaculaire ? Si prolixe et riche dans ses textes et si secret dans son mode de vie ? La Cité de la musique a voulu, au-delà des images stéréotypées, le faire découvrir sous un angle inédit et parfois surprenant. Elle a demandé au dessinateur et auteur Joann Sfar, ainsi qu’à la journaliste Clémentine Deroudille, de transmettre leur passion pour Brassens. La Cité de la musique a présenté de mars à juillet 2011 l’exposition « Brassens ou la liberté » conçue par Joan Sfar et Clémentille Déroudille. Elle a conçue également une version légère, distincte de celle proposée à Paris, afin de faire voyager l'esprit de Brassens. Régulièrement la Cité de la musique conçoit des déclinaisons allégées de ses expositions afin qu'elles puissent voyager dans de très nombreux lieux.
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Un modèle novateur de transmission Inaugurée en 1995, la Cité de la musique est une institution parisienne qui gère également depuis 2006 la Salle Pleyel. Ce pôle musical unique en France attire quelques 700 000 visiteurs par an. Conçue par l’architecte Christian de Portzamparc, la Cité de la musique a été pensée comme un espace précurseur où l’événement musical trouve une formulation inédite aussi bien dans sa programmation que dans la combinaison de ses activités muséales et pédagogiques. Ce concept innovant a inspiré par la suite la création de plusieurs complexes musicaux à l’étranger : Casa da musica à Porto (Portugal), Auditori de Barcelone (Espagne), Citade de Musica à Rio (Brésil)…
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Une référence internationale Une programmation qui confronte les grandes périodes historiques, du Moyen Age a nos jours et s'ouvre a tous les genres musicaux. - Deux salles (l'une entierement modulable de 900 a 1 500 places et un amphithéâtre de 250 sieges)
- 200 concerts par an avec des artistes et ensembles prestigieux, nationaux et internationaux
- Une politique de captation de concerts retransmis en direct sur le web (au moins 60 par an)
- Un orchestre resident : l'Ensemble intercontemporain (fonde par Pierre Boulez)
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Une des collections les plus riches du monde - Plus de 6 000 instruments parcourant cinq siècles d’histoire de la musique occidentale et représentant les principales cultures musicales du monde : Amériques, Moyen-Orient, Asie et Afrique
- Un parcours audiovisuel et sonore visant à replacer la collection dans le contexte général de l’histoire de la musique et des cultures du monde
- Des expositions temporaires proposant une mise en perspective de différents genres musicaux et de leurs figures emblématiques au travers de leurs relations avec les autres arts et les grands enjeux de société
- Un rôle de tête de réseau national des collections d’instruments de musique en France et un rôle moteur au sein d’instances muséales internationales : ICOM (International commission of Museums), CIMCIM (International Commmitee for museums and collections of musical instruments)…
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Un secteur éducatif et documentaire pionnier - Un pôle de ressources numériques unique sur la musique : de nombreux documents numeriques (concerts, interviews, outils pédagogiques en ligne...)
- Une référence nationale et européenne pour les questions d'apprentissage de la musique, de la pratique amateur et des métiers
- Une palette d'activités variées pour adultes : conférences, cours semestriels, master class, ateliers de pratique musicale...
- Une offre spécifique pour le jeune public : ateliers de pratique musicale (instruments et traditions de toutes les aires culturelles), concerts éducatifs, spectacles musicaux...
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Une extension du projet artistique de la Cité de la musique - Lieu historique au passé prestigieux, réaménagé aux normes internationales en matière d’acoustique et d’accueil du public
- Une salle de 2000 places
- Près de 250 concerts par an qui couvrent le grand répertoire symphonique mais aussi le jazz, les musiques du monde et la pop
- Deux orchestres en résidence : l’Orchestre de Paris et l’Orchestre Philharmonique de Radio France
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La Cité de la musique, un partenaire européen reconnu |
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Membre du réseau européen des grandes salles de concert (ECHO, European Concert Hall Organiszation), la Cité de la musique est également impliquée dans plusieurs projets européens. MORE (Music Orality Roots Europe) Coordonné par la Cité, ce projet vise à encourager les initiatives novatrices dans le domaine de l’éducation musical en se fondant sur le potentiel interculturel des musiques traditionnelles.
BNE (Bibliothèque Numérique Européenne) La Cité est membre associé du projet de Bibliothèque numérique européenne.
MIMO (Music Instrument Museums Online) La Cité est responsable technique du projet de mise en ligne des collections d’instruments de musique publiques et privées en Europe.
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Les commissaires de l'exposition
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Joann Sfar « Quand j’ai commencé à dessiner la vie de cet homme, je ne savais pas que j’allais bientôt me retrouver confronté à un type qui avait connu la misère à ses débuts »
Dessinateur, scénariste et réalisateur, Joann Sfar a suivi parallèlement des études de philosophie et les cours des Beaux-Arts de Paris. En 1994, l’Association, Delcourt et Dargaud publient ses premiers albums. Il participe depuis au renouveau de la bande dessinée française. Seul ou accompagné, Joann Sfar a signé plus de 150 albums, quelques romans, des films d’animation et le long métrage Gainsbourg, une vie héroïque.
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Clémentine Deroudille « Quand j’ai commencé à travailler sur Brassens, j’avais la sensation d’appartenir à sa famille et en même temps de découvrir chaque jour des choses que j’étais loin d’imaginer » Après une formation d’historienne de l’art, Clémentine Deroudille est entrée à RFI en 2002 où elle a collaboré notamment au magazine quotidien Le Monde Change. Elle a produit l’émission musicale 100% français destinée à faire connaître la chanson française à travers le monde. Très attachée à la mise en valeur des archives sonores, Clémentine Deroudille a réalisé le parcours sonore de l’exposition « Robert Doisneau, Paris en liberté » présentée à l’Hôtel de Ville de Paris en 2007, ainsi que le coffret sonore Robert Doisneau, le braconnier de l’éphémère (Radio France/INA). Actuellement directrice de la collection La voix au Chapitre aux éditions Textuel/INA/France Culture, qui donne à entendre une sélection de grands moments radiophoniques dédiés à des figures majeures des sciences humaines et sociales. Elle est aussi l’auteur du livre/disque Jacques Higelin en cavale (Textuel).
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L'association Québec-France La Cité de la musique lui a rendu un hommage tout particulier, visant, au-delà des images stéréotypées, de le faire connaitre sous un angle inédit, parfois surprenant. La version itinérante de l’exposition est proposée au réseau culturel français à l’étranger, présentant la carrière de Georges Brassens, de son enfance à Sète, son éveil à la littérature et à la poésie ainsi que son succès en France et dans le monde. |
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L’association Québec-France est un organisme autonome qui a pour mission principale le développement d’une relation franco-québécoise directe et privilégiée. Georges Brassens est l’un des artistes français le plus connu dans le monde et cela inclus évidemment le Québec. La tournée unique qu’il a effectué dans la Belle-Province reste un événement majeur dans l’histoire culturelle du Québec. Avec le soutien du Consulat de France, l’Association Québec-France souhaite rendre hommage à cet artiste en reprenant une partie de l’exposition de la Cité de la musique, pour la diffuser dans la ville de Québec, au siège de notre association, à la «maison Fornel». Patrice Lozano, collectionneur passionné de l’oeuvre et du personnage, a répondu positivement à notre initiative en nous fournissant gracieusement une partie de son impressionnante collection.
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Maison Fornel – Galerie Marie-Anne La Maison Fornel, siège social de l’Association Québec-France, jouit d’une fréquentation touristique importante grâce à son emplacement sur la Place Royale à Québec. Chaque année, la galerie Marie-Anne est le théâtre de différentes activités et manifestations. L’Association Québec-France y propose diverses expositions mais aussi d’autres animations en lien avec la France, afin de promouvoir et de développer la relation franco-québécoise. Dans cette optique, l’association accueille pour cette fin d’année, l’exposition qui rend hommage à une légende française: Georges Brassens.
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Patrice Lozano « Petit à petit, la Chanson Française, celle de qualité, prend une place prépondérante dans ma vie. Brel, Ferré, Barbara, Leclerc, Reggiani et quelques autres, rejoindront Georges Brassens, représentant incontesté de cette chanson, tout en haut du podium. »
Depuis 30 ans, Patrice Lozano fouille, fouine et déniche tout ce qu’il peut trouver autour et sur Georges Brassens. Collectionneur passionné, il accumule pendant ses années de recherche plus de 6000 éléments. Il a alors la bonne idée de partager ses trouvailles en créant un site web dédié à Georges Brassens. Outre un journal qu’il anime régulièrement avec des articles sur l’actualité de l’artiste, ce sont plus de 5000 photos, 130 pages de web, des lettres, des affiches, des vinyles et autres surprises qui sont disponibles en un clic.
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Georges Brassens au Québec
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Brassens au Québec - Photo : Collection privée de Patrice Lozano |
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Article de Jean Paré, Le Nouveau Journal, Montréal 25 septembre 1961 : «Depuis huit ans qu’il s’empiffre de Brassens déshydraté en galettes de vinyle noir, le public avait décidé de tâter les biceps du gorille. Les disques sont usés d’avoir trop tourné, comment ne pas vérifier l’original ?» C’est un événement ! Georges Brassens, « l’ours français » comme on le surnomme ici, débarque au Québec pour une tournée unique. En automne 1961, l’artiste décide de faire le grand saut et foule le sol québécois pour sa première et unique fois. L’événement est majeur, et le programme de Georges Brassens durant ce mois de tournée ne sera pas de tout repos. Concerts, interviews, radios, télévisions… il enchaine les apparitions publiques. A la rencontre du public québécois, il traverse le pays et partage son emploi du temps entre Montréal, Québec, Ottawa et la province québécoise. « …pour la première fois à Montréal, accompagné à la basse par Pierre Nicolas... Georges Brassens!» La bande commence par le commencement. Le 1er octobre 1961, la Comédie Canadienne de Montréal accueille Georges Brassens dans le cadre de sa tournée qu’il effectue au Québec. La salle est pleine et l’artiste enchaine les morceaux pour le plus grand plaisir du public. 18 chansons au total qui s’accompagneront d’une salve d’applaudissement par une foule enthousiaste. L’enregistrement de ce concert demeurera secret pendant des années. On pensait à jamais perdu la trace de l’unique passage de Georges Brassens au Québec. Et puis, tel un trésor, le récital de ce concert est retrouvé et livré dans son intégralité. Les collectionneurs se passionnent de cette trouvaille, l'émoi est grand, et rien n'est plus bienfaisant qu'une nouvelle heure de Georges Brassens bien vivant.
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Brassens : de son enfance à la consécration L’exposition permet de retracer le parcours et la vie de Georges Brassens en juxtaposant l’homme d’écriture et l’homme de scène, l’intime et le public. Dans une première partie, le public explore le versant « intime » de la vie de l’artiste. De ses origines à Sète à son installation à Paris, l’exposition dévoile un univers très personnel dans lequel se détache la figure d’un poète libre et original, se consacrant à l’écriture et à la composition. Le côté « public » de l’artiste apparait dans la suite de l’exposition. Elle montre les débuts timides et difficiles du jeune chanteur sur scène jusqu’à sa consécration : son passage dans les grandes salles de l’époque tel que Bobino, les tournées dans toute la France et le succès auprès du public.
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Brassens jeune homme Collection Pierre et Françoise Onteniente |
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Parcours multimédia Dans l’espace d’exposition, les visiteurs auront l’occasion d’entendre des chansons de l’artiste, diffusées en musique d’ambiance. La sélection des chansons est l’oeuvre du compositeur Olivier Daviaud. Ce musicien français est le complice musical de Joann Sfar puisqu’il est le compositeur des bandes originales de son premier film Gainsbourg, vie héroïque. Il collabore régulièrement avec de nombreux artistes français et évolue dans le monde de la musique depuis plus de quinze ans.
Dans les voutes de la galerie Marie-Anne, un pôle multimédia sera à disposition du public. Un ordinateur proposera une approche numérique de l’exposition. Le visiteur pourra naviguer dans cette interface et écouter, à l’aide de casques, des extraits d’émissions de radios ainsi qu’une sélection d’archives télévisuelles. Projeté sur un écran, l’intégralité du concert de Georges Brassens de 1969 à Bobino sera à la disposition du public.
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Brassens ou la liberté
Association Québec-France Maison Fornel – Galerie Marie-Anne 25, rue Saint-Pierre – Vieux-Québec Du 16 décembre 2011 au 31 mars 2012
Jours et heures d’ouverture
- vendredi 16 de 17h à 20h - samedi 17 de 12h à 17h - dimanche 18 de 12h à 17h - vendredi 27 de 17h à 20h - samedi 28 de 12h à 17h - dimanche 29 de 12h à 17h - tous les vendredis de 17h à 20h (fermeture exceptionnelle le vendredi 24 février) - tous les samedis et dimanches de 12h à 17h - vendredi 2 de 17h à 20h - samedi 3 de 12h à 17h - dimanche 4 de 12h à 17h - tous les jours du mardi 20 au dimanche 25 de 12h à 17h - vendredi 30 de 17h à 20h - samedi 31 de 12h à 17h.
Visite scolaire Des visites scolaires sont possibles sur rendez-vous en dehors des jours et heures d’ouverture. Merci de contacter Céline Pierre aux coordonnées ci-dessous pour tout complément d’information.
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Contact Céline PIERRE Association Québec-France Coordonnatrice des projets culturels Tél : (418) 646-4714 Courriel : projets@quebecfrance.qc.ca
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Consulat Général de France |
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