Une première rencontre avec Madame Hélène Le Gal, consule générale de France à Québec
Article publié dans la revue Chefs d’entreprise.

C’est le 21 avril dernier, jour de son anniversaire, que le président de la République française nommait Mme Hélène Le Gal au poste de consule générale à Québec. Au moment de sa nomination, Mme Le Gal était sous-directrice Afrique centrale et orientale à la Direction d’Afrique et de l’Océan indien (15 pays) du gouvernement français. Diplômée de l’Institut des Études politiques de Paris, le parcours de Mme Le Gal montre qu’elle a occupé plusieurs postes importants dans le monde diplomatique français depuis 1988, notamment à Tel Aviv, à Madrid et à Bruxelles (Union européenne). Soulignons que, l’année dernière, le gouvernement français l’a nommée Chevalière de l’Ordre national du mérite.

Le Journal Chefs d’entreprises a rencontré Mme Le Gal lors d’un brunch-conférence organisé par l’Association Québec-France.

Dans son allocution, Mme la consule générale a affirmé qu’elle ne connaissait pas beaucoup le Québec avant sa nomination. « Je n’étais venue que deux fois au Canada, comme touriste, et une seule fois à Québec. Je suis très fière de cette nomination, car il s’agit d’une reconnaissance du travail accompli jusque-là. J’ai beaucoup travaillé dans les zones francophones et dans les dossiers de la francophonie. Ce qui est particulièrement intéressant ici, c’est que le consulat général est une quasi-ambassade, et ce, parce que Québec est une capitale politique. »

Elle décrit ainsi sa journée-type au Consulat : « Il y a bien sûr les événements protocolaires, les commémorations, des représentations culturelles - comme avec une troupe de danseurs français en tournée à Québec - des réunions internes, les dossiers interculturels, des discussions d’ordre budgétaire avec notre ambassadeur à Ottawa, les visites ministérielles dans les deux sens, le suivi en ce qui a trait aux ententes sur la reconnaissance des compétences, etc. C’est donc plusieurs dossiers, et il faut passer de l’un à l’autre. »

Mme Le Gal a répondu à quelques questions :

Quels liens le consulat souhaite-t-il développer avec la Chambre de commerce française au Canada?

« La Chambre de commerce française au Canada se caractérise par sa très grande vitalité. Son travail de promotion de la relation économique et commerciale est fondamental pour le Consulat, qui peut pleinement s’appuyer sur ses activités. Le triangle que forment la Chambre de commerce, la représentation française au Québec, c’est-à-dire le Consulat général de France, le Service Economique et la Mission économique-Ubifrance à Montréal ainsi que les Conseillers du Commerce extérieur, fonctionne très bien. Le Consulat peut également compter sur la section de Québec de la Chambre de commerce française au Canada. »

Sur le plan économique, comment le consulat va-t-il aider à stimuler les échanges économiques entre la France et le Québec?

« La relation économique franco-québécoise est d’une grande vitalité et elle traverse le contexte économique et financier actuel sans perdre son élan. Elle repose sur les implantations et partenariats d’entreprise, qu’il importe de continuer à encourager. La France est le deuxième investisseur au Québec avec 330 sièges de filiales et 520 établissements. Il convient de développer l’aspect le plus novateur de nos relations en poursuivant le travail engagé l’an passé autour des pôles de compétitivité. Une deuxième édition du symposium sur les pôles de compétitivité est prévue pour 2010, en France.

Par ailleurs, les partenariats développés au niveau de la recherche, notamment entre universités, doivent pouvoir déboucher sur des applications économiques. Je pense aux domaines de l’environnement, de la santé, de l’aéronautique, des technologies. »

Que pensez-vous de la venue éventuelle d'un TGV qui relierait Québec, Montréal et Toronto?

« Le TGV est un formidable projet structurant qui a bouleversé les habitudes en Europe. Quiconque est allé de Paris à Bruxelles en 1 h 20 ou de Paris à Londres en 2 h 20, voit l’intérêt d’un TGV dans l’axe le plus peuplé du Canada (60 % de la population vit dans le corridor Québec-Windsor). Il reste à changer les habitudes et à financer le projet, mais le souci du développement durable et des transports non-polluants devraient convaincre les Québécois et les Canadiens en général d’adhérer à cette gestion. N’oublions pas qu’à d’autres époques, le train a été fondamental dans le développement du Canada. »

Nous souhaitons à la nouvelle consule générale un séjour agréable et productif à Québec.

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