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Liliana Lazar, Lauréate du prix Québec-France Marie-Claire-Blais 2011 |
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Pour son premier roman Terre Des Affranchis, aux éditions Gaïa.
« Le français est ma langue d’adoption » Fille de garde forestier, Liliana a grandi près de la forêt de Slobozia en Roumanie, sous le régime dictatorial de Ceausescu. Afin d’échapper aux écritures de propagande, elle découvre la littérature française et c’est avec passion qu’elle apprend le français à l’école et au travers des livres de Jules Verne, Zola, Balzac, Hugo et tant d’autres. « Si mon imaginaire reste roumain, c’est en français que je rêve! », confie-t-elle en entrevue. Grâce à une bourse, Liliana Lazar étudie le français à l’université. Elle s’improvise guide touristique à temps perdu, avant de partir à son tour pour suivre celui qui deviendra son mari. Liliana s’installe en France, à Gap (dans les Alpes), en 1996, à l’âge de 24 ans. Elle écrit son premier roman instinctivement dans sa langue adoptive qui lui permet la distanciation nécessaire pour s’exprimer plus librement. « Pour moi la nature a une existence indépendante de celle des hommes qui la peuplent » Dans son premier roman, Liliana Lazar nous livre la cruelle histoire de Victor Luca, prisonnier de ses péchés, réfugié aux confins d’une forêt mystérieuse, en pleine dictature de Ceausescu. Terre des affranchis s’apprécie autant comme un best-seller que comme un conte politique où la forêt est un personnage à part entière et où la morale reste sous-jacente dans cette quête de la rédemption baignée de religieux. « J’arrivais avec une culture et je devais composer avec une autre » Terre des Affranchis cumulent les succès à travers de nombreux pays francophones. Liliana s’est vu attribuer le prix Première 2010 des auditeurs de la RTBF (Radio de Télévision de la Belgique francophone), ainsi que du Prix Soroptimist de la Romancière Francophone, en France. En 2010, Liliana recevait le prix des 5 continents de la Francophonie. L’Association Québec-France s’est réjouit de couronner à nouveau le travail de Liliana Lazar, cette fois-ci par-delà l’Atlantique. Les médias parlent de Liliana Le Courrier Laval – Société littéraire de Laval Site de la régionale de Montérégie Le Consulat Général de France à Québec Salon du livre Le journal La presse La Librairie pantoute L’attitude France Radio Canada émission « Tam-Tam »
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Lauréat 2010 : Marc Lepape – Vasilsca
En 2010, L’Association Québec-France a décerné le Prix Littéraire Marie-Claire Blais à l’écrivain Marc Lepape pour son roman Vasilsca, paru aux éditions Galaade en 2008. Dans le cadre de cette distinction, il a effectué une tournée de promotion au Québec du 7 au 15 avril 2010.
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L’auteur en quelques mots |
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Marc LEPAPE est enseignant en région parisienne. L’écriture est pour lui comme une deuxième vie. En 2008, Marc Lepape publie son 1er roman Vasilsca, aux Editions Galaade, Ce livre entraîne le lecteur dans la Roumanie post Caeausescu, sur les traces d’un homme anéanti par un drame familial. Là, au milieu de cet univers à la fois fascinant et déroutant, cet anti-héros va se reconstruire peu à peu. Vasilsca est un roman à la fois violent et rempli d’humanité, un livre pour lequel l’auteur a remporté le Prix Roblès du meilleur premier roman.
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Du haut d'un pont, un inconnu jette une pierre sur la voiture de Ion Ardin. Sa femme et son fils sont tués sur le coup. Anéanti par cet acte gratuit qui a détruit sa vie, Ion décide de tout quitter. Son errance le mène en Roumanie, dans une vallée perdue où coule la Vasilsca. Ion s'y retrouve seul, au milieu d'un paysage apocalyptique, dans une ville inachevée, sans nom et quasi déserte, étrange chantier abandonné de l'ère Ceausescu. Vasile, le rêveur reclus dans son château d'eau, «b» et «s», le couple acariâtre des deux passeurs de la Vasilsca, ou encore Roxana, la mystérieuse soeur d'un industriel sans scrupule, sauront-ils l'aider à dire oui à l'existence ? Marc Lepape signe ici, entre résilience et renaissance, un récit aux frontières des mots et de l'imaginaire.
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Réaction de Marc Lepape à l’annonce du prix |
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"Vous ne pouvez imaginer à quel point je suis heureux, à quel point ce prix arrive à point nommé pour m'encourager à continuer dans cette voie si essentielle pour moi mais si hasardeuse et parfois décourageante! Il y a deux ans, presque jour pour jour, la Belgique me décernait mon premier prix, le prix Première des auditeurs de la RTBF et voici que le Québec vient parachever le parcours de Vasilsca en ouvrant cette autre porte de la francophonie à laquelle je suis si attaché! Quel bonheur!"
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Lauréat 2009 : Frédéric Brun – Perla
En 2009, l’Association Québec-France a décerné le Prix Marie-Claire-Blais à l’écrivain Frédéric Brun pour son roman Perla, paru aux Éditions Stock en 2007.
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L’auteur en quelques mots : |
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Éditeur de musique, Frédéric Brun aime les romans d'apprentissage et la poésie. En 2007, il se lance dans l'écriture avec Perla, roman dans lequel il raconte le vécu de sa mère, déportée à Auschwitz et qui n'a jamais eu la force de raconter son histoire à son fils. Frédéric Brun remporte le Goncourt du premier roman grâce à ce poignant témoignage. L'année suivante, l'écrivain livre Le Roman de Jean où il s'attaque cette fois à l'histoire de son père, artiste oublié à qui il rend hommage.
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C’est le livre d’un fils qui raconte l’histoire de sa mère Perla, déportée à Auschwitz, Perla qui se meurt cinquante ans plus tard, enfin apaisée. Entremêlant le passé et le présent de cette femme, décrivant et dénouant très minutieusement ses liens d’enfant, Frédéric Brun impose tout au long de son récit tant un personnage qu’un univers qui, parce qu’il ne ressemble à nul autre nous ressemble à tous. On comprend dès lors la fascination de l’auteur pour certains poètes du romantisme allemand, sa joie d’être père, la détresse infinie de Perla et ce drôle de couple, Frédéric et sa mère, qui ne parviendra jamais tout à fait à se séparer. « J’aurais toujours un cartable sur le dos, celui d’un enfant qui part à l’école de la vie. Tu le remplis encore. Une mère, en fait, cela ne meurt jamais. »
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Réaction de Frédéric Brun à l’annonce du prix |
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« Je suis très heureux et très touché de recevoir ce prix, qui pour moi représente un très bel encouragement pour continuer ce chemin littéraire qui me passionne et qui est aussi magnifique que difficile. Marie-Claire Blais a écrit des livres singuliers et poétiques, ce prix porte son nom, ses livres ont traversé les années, sa carrière est un modèle et c’est vrai que je garderai toujours dans un coin de mon esprit ce prix pour m’accompagner, pour m’encourager à continuer à écrire. »
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Lauréat 2008 : Jérôme Tonnerre – L’Atlantique Sud
En 2008, l’Association Québec-France a décerné le Prix Marie-Claire Blais à l’écrivain Jérôme Tonnerre pour son roman L’Atlantique Sud, paru aux éditions Bernard Grasset en 2006. Dans le cadre de cette distinction, il a effectué une tournée de promotion au Québec du 20 mars au 5 avril 2009.
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L’auteur en quelques mots |
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Né à Paris en 1959, Jérôme Tonnerre rencontre François Truffaut qui détermine sa vocation pour le cinéma et l’encourage à devenir scénariste. Il a écrit ou coécrit près d’une trentaine de films, notamment pour Claude Sautet, Yves Robert, Philippe de Broca, Jean-Paul Rappeneau, Patrice Leconte. Il est l’auteur d’un récit autobiographique, Le Petit Voisin (1999). L’Atlantique Sud est son premier roman.
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« L’Atlantique Sud décrit un cas rare de psychiatrie. Chargé par son frère et sa sœur d’aller disperser les cendres de leur mère dans cette partie du globe, le héros ne parvient hamais à partir pour remplir sa mission. (…) Il finira par retrouver l’ancien amoureux de sa mère et réussira à jeter les cendres dans un Atlantique qui n’est pas tout à fait le Sud. Qu’importe ! Mon roman préféré par la légèreté du dialogue et la découverte d’une névrose insoupçonnée mais guérissable. » Pierre Bélanger, membre du comité littéraire de la Régionale de Montérégie.
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Réaction de Jérôme Tonnerre à l’annonce du prix |
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Ce prix revêt pour moi une résonance toute particulière. Lorsque j’avais onze ou douze ans, enfermé à l’année dans un pensionnat religieux, une équipe de cinéma avait débarqué pour tourner un film en nos hauts murs. (…) Le fameux film finit par sortir trois ou quatre ans plus tard, et c’était Une saison dans la vie d’Emmanuel. Il avait donc, d’une certaine manière, déterminé ma vocation de cinéphile et de futur scénariste. Si j’écris aujourd’hui, des films, des livres, c’est peut-être à Marie-Claire Blais que je le dois. Voilà pour la symbolique du prix, mais la reconnaissance du public québécois, c’est autre chose et, pour l’instant, je n’en ai aucune idée.
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Lauréat 2007 : Stéphane Audeguy - La théorie des nuages
En 2007, l’Association Québec-France a décerné le Prix Marie-Claire Blais à l’écrivain Stéphane Audeguy pour son roman La théorie des nuages, paru aux éditions Gallimard en 2005 (également disponible dans la collection Folio). Dans le cadre de cette distinction, il a effectué une tournée de promotion au Québec du 2 au 9 novembre 2007.
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L’auteur en quelques mots |
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Agrégé de lettres, Stéphane Audeguy est tour à tour lecteur aux États-Unis, monteur dans le monde du cinéma, professeur d’histoire de l’art à Paris. Ce n’est qu’en 2005 qu’il publie son premier roman, La théorie des nuages, aux Éditions Gallimard. Le succès est immédiat en France : l’œuvre, qui évoque différents personnages - historiques et imaginaires - tous passionnés de nuages, est acclamée par le public et les médias, et remporte de nombreux prix dont le fameux Prix Maurice Genevoix de l’Académie Française.
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La théorie des nuages évoque à travers diverses figures, historiques et imaginaires, l’histoire de la météorologie et de toutes sortes d’amoureux des nuages. Akira Kumo, un couturier japonais, collectionne les livres consacrés aux nuages. Pour classer sa bibliothèque, il engage Virginie Latour, une jeune femme, à qui il raconte des histoires de chasseurs de nuages. Celle de Luke Howard qui inventa leurs noms, celle de Richard Abercrombie qui fit le tour du monde pour voir s'ils étaient partout identiques, d'autres encore, aussi surprenantes que le jeu des nuées. Pour Stéphane Audeguy, « c’est un roman sur les nuages comme métaphore à la fois de la présence mais aussi d’une chose évanescente qui peut s’oublier. »
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Réaction de Stéphane Audeguy à l’annonce du prix |
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« C’est un sentiment de grande reconnaissance particulièrement à l’idée que des personnes aussi lointaines et aussi proches s’intéressent à un premier roman […] J’attends avec beaucoup de curiosité de voir comment on peut me lire et d’autre part j’attends des rencontres avec d’autres écrivains et d’autres usages de la langue française puisqu’elle est notre bâtiment public, celui que nous habitons en commun. »
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Lauréate 2006 : Catherine Locandro – Clara la nuit
En 2006, l’Association Québec-France a décerné le Prix Marie-Claire Blais à l’écrivaine Catherine Locandro pour son roman Clara la nuit, paru aux éditions Gallimard en 2004.
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L’auteure en quelques mots |
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Écrivaine et scénariste française née à Nice en 1973, Catherine Locandro a commencé par l'écriture de courts métrages. En 1997, à la suite d'un concours, son scénario est retenu et fait partie de L'amour est à réinventer, 10 histoires d'amour au temps du sida, série réalisée par François Dupeyron. En 2004, elle publie Clara la nuit, son premier roman, qui trouve immédiatement l'adhésion de la critique, et remporte le Prix René Fallet.
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Pour Catherine Locandro, « Clara la nuit est l’histoire d’une personne en souffrance, une prostituée, qui à la suite de diverses rencontres, va remettre en cause le sens qu’elle souhaite donner à sa vie ».
Extrait : « Ce soir-là, je ne redescendis pas sur le trottoir. Je regagnai ma chambre habituelle et me livrai à une introspection minutieuse. La conclusion de cette plongée en moi-même tenait en deux questions-réponses très simples: avais-je eu peur? Non. Allais-je recommencer ? Oui. Le lendemain, j'achetai des porte-jarretelles à ma taille. »
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Réaction de Catherine Locandro à l’annonce du prix |
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« C’est un bel encouragement, Clara m’a permis de faire de beaux voyages jusqu’à présent, mais je ne pensais pas qu’elle m’emmènerait si loin. » Il s’agit d’« une belle opportunité pour moi d’échanger avec des lecteurs et des écrivains québécois. »
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Lauréat 2005 : Jean-Philippe Blondel – Accès direct à la plage
En 2005, l’Association Québec-France a décerné la première édition du Prix Marie-Claire Blais à l’écrivain Jean-Philippe Blondel pour son roman Accès direct à la plage, paru aux éditions Delphine Montalant en 2003 (également disponible aux éditions Pocket).
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L'auteur en quelques mots |
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Jean-Philippe Blondel est né en 1964. Écumeur de régions côtières et amateur d'iode, il habite cependant à Troyes, en Champagne, où il enseigne l'anglais. L'écrit est au coeur de son existence depuis de nombreuses années. Des influences multiples et variées, Echeno, Modiano aussi bien qu'Auster et Proust, l'on porté en tant que lecteur et écrivain. Cependant, ces auteurs doivent s'effacer face aux musiciens. Jean-Philippe Blondel se laisse en effet porter par la musique. Il la transforme peu à peu en mots.
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A l'origine de ce roman : des vacances en Bretagne dont le déroulement fut gâché par la propriétaire qui ne cessait d'intervenir dans les conversations de la famille afin de raconter sa vie. Le roman prend racine aux quatre coins des côtes françaises. Rien ne relierait les personnages s'ils n'avaient le goût des locations à la mer. Ils se sont croisés dans l'épice particulière des soirs d'été. Les couples, les familles, les célibataires qui nous ont précédés.
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Réaction de Jean-Philippe Blondel à l’annonce du prix |
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« Je suis honoré que ce petit radeau ait traversé l’Atlantique, et d’autant plus honoré que ce prix est un prix de lecteurs, les plus importants. »
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