Mot du président - Novembre 2010
Chers amis,

Nous fêterons notre 40e anniversaire. En effet c’est le 7 décembre 1971 que quelques personnalités québécoises autour de Jean-Yves Morin, Henri-François Gautrin, André Patry, Yves Guérard, Paul Lacoste, Paul Samson et Paul-Émile Robert jetaient les bases de cette association à la demande des premiers ministres québécois et français, trois ans après France-Québec, créée en 1968.

Que de chemin parcouru depuis ces 40 ans. Aussi sommes-nous à réfléchir avec une équipe de la région de Québec à la meilleure façon de fêter nos 40 ans. Nous voudrions que tous les anciens présidents, directeurs généraux, membres émérites soient invités pour témoigner de ce magnifique parcours de notre association dont la mission est toujours de mieux faire connaître et aimer la France aux Québécois. Nous sommes la principale organisation de la société civile qui s’implique bénévolement dans le mécanisme de coopération franco-québécois et ce, en réseau avec France-Québec. Nous vous reviendrons sur les festivités avec plus de précisions au cours des prochains mois.

Nous sommes toujours en démarche en vue de remplacer Réjeanne Lamothe, ancienne directrice générale, par une nouvelle personne que nous embaucherons à partir de la subvention que nous versera le ministère des Relations internationales. Nous attendons la confirmation finale du MRI avant de procéder. Entre temps, C’est Margot Bolduc qui assume l’intérim la direction générale et qui fait un travail remarquable depuis le début septembre. Je tiens à la remercier chaleureusement.

Nous avons déposé un projet à la commission permanente afin d’animer et de diffuser la vidéo Briser la Glace, le Québec au-delà de l’eldorado, qui peut être un magnifique outil de promotion pour une meilleure intégration des immigrants français au Québec. Chacune des régionales de Québec-France a reçu cette vidéo et doit la présenter aux membres de la régionale. De plus, un atelier est prévu à cet effet lors du prochain congrès de nos associations à Bergerac en 2011.

Le président de la régionale de Sherbrooke, Yvan Beaulieu, a recruté le premier ministre du Québec, Jean Charest comme membre de Québec-France. Nous tenons à le féliciter et le remercier de ce bon coup. Nous sommes à notre quatrième bulletin aux membres de notre association et les commentaires sont très élogieux. Les régionales participent activement à sa production en nous fournissant des articles sur la vie de leurs régions.

Nous aurons au cours des prochaines semaines des nouvelles de la ministre des relations internationales, Madame Monique Gagnon-Tremblay relativement aux demandes que nous avions adressées à son prédécesseur monsieur Pierre Arcand. Nous vous tiendrons au courant. Je vous souhaite un bel automne.

Votre président,
Pierre Provost
Mot du président - Septembre 2010
Chers membres de Québec-France,

La publication de ce troisième bulletin et la participation empressée des régionales à nous faire parvenir les textes afin que tous sachent ce qui se passe dans les dix-neuf régionales de notre association et ce aux quatre coins du Québec, nous démontre à la fois la vigueur et la richesse que recèle notre association dévouée à la coopération franco-québécoise. Que serait cette relation sans tout ce bénévolat et cette participation citoyenne à la promotion de la France en cette terre québécoise.

Le printemps et l’été ont été riches en rencontres pour notre association. J’ai participé à l’assemblée générale de France-Québec à Langres, où le réseau de nos deux associations s’est solidarisé autour de la poursuite des pressions sur le gouvernement français pour maintenir l’historique financement croisé de deux associations. L’appui sans équivoque de délégué général du Québec à Paris, monsieur Wilfried Guy Licari à notre réseau et à son action bénévole lors de l’assemblée générale et la rencontre avec le ministre des relations internationales monsieur Arcand et son ouverture à notre action nous confortent dans la poursuite de notre action.

L’assemblée générale du mois de juin à Val-d’Or nous met en mode réflexion sur la place du citoyen dans la relation franco-québécoise; ce sera d’ailleurs le thème du prochain congrès de Bergerac en juin 2011. Je veux remercier Jean-Paul Bordeleau et son équipe de la Cuivrée pour leur accueil chaleureux et la qualité de l’organisation lors de cette assemblée générale.

J’ai cosigné avec la présidente de France-Québec, Marie-Agnès Castillon, un éditorial du magazine de cette association qui s’intitule : « Si les associations n’existaient pas… » qui est une démonstration de la force que recèle notre réseau en valeurs partagées, dans l’engagement des personnes qui constituent ce réseau, dans des actions qui donnent du sens à l’amitié et à la solidarité franco-québécoise. Dans un article qui résume la pensée des administrateurs de Québec-France, j’expliquais à l’assemblée générale française que trois mots animent notre action dans le contexte actuel : solidarité, persistance et résilience.

Parmi les bonnes nouvelles de l’été, la nomination de notre ami, Michel Robitaille, au titre de délégué général du Québec à Paris que nous saluons et félicitons. Ancien directeur général de notre association, il nous a assurés de son appui indéfectible envers le réseau Québec-France et France-Québec.

En terminant, je veux souligner le travail extraordinaire de Claude Perreault qui a fait le montage de ce 3e bulletin. Je vous souhaite une bonne rentrée automnale et une poursuite de vos actions indispensables à l’avancement de cette coopération entre la France et le Québec.
Mots des présidents de Québec-France et France-Québec - Juin 2010
Si les associations n’existaient pas

Cet éditorial est exceptionnellement cosigné par la présidente de France-Québec et le président de Québec-France. Après les assemblées générales de nos deux associations, parlons de notre réseau, commun et unique. Les moyens dont disposera Québec-France à très court terme nous interrogent sur la poursuite du plan d’action stratégique présenté lors de la Commission permanente de coopération Franco-Québécoise en mars 2009.

Que veut dire l’hommage rendu aux bénévoles lors de cette Commission quand, quelques jours après, la France baisse unilatéralement sa subvention à Québec-France ? En quelques années, cette subvention a été réduite des deux tiers, les volontaires coordonnateurs supprimés, remplacés par des stagiaires de courte durée. Comment, dans ces conditions, assurer par exemple la bonne gestion pérenne du programme intermunicipalités ? Salué pourtant par la Commission, il a permis à des milliers de jeunes Français et Québécois d’établir des ponts entre les collectivités territoriales des deux pays depuis trente ans.

La parité historique du financement croisé des associations n’est plus. Si le Québec fait ses devoirs et montre son intérêt par de fortes présences lors de nos assemblées générales, il n’est en plus de même de la France. Ignore-t-elle la hantise quasi-ancestrale de nombre de Québécois d’être à nouveau abandonnés par la France ? Il y a un risque de démotiver les adhérents, de démobiliser les bénévoles, de dévitaliser le réseau. Certains, découragés voire meurtris, ont déjà baissé les bras et dissous leur régionale. L’immense majorité est décidée à se serrer les coudes, à faire front. France-Québec a tenu à exprimer sa totale solidarité avec Québec-France. Notre avenir est engagé en commun. Que deviendrait le réseau si une des deux parties n’existait plus.

Certes, on ne méconnaît pas les contraintes budgétaires des gouvernements. Resserrer le fonctionnement dans les ministères se comprend. En revanche, c’est l’incompréhension du monde associatif, en général, quand les crédits d’interventions sont touchés. Il en va du lien social, du bien vivre ensemble. Veut-on comme certains l’envisagent dans le football-business, envoyer les bénévoles au vestiaire ? Le non-lucratif est pourtant un investissement. Si les associations n’existaient pas, il en coûterait beaucoup plus cher au États. En valeur purement comptable, ce sont des millions de dollars ou d’euros que le réseau France-Québec/Québec France fait économiser à la coopération franco-québécoise depuis 40 ans. Ne faudrait-il pas des centaines d’emplois à temps plein pour remplacer les bénévoles qui organisent sur les deux territoires la dictée francophone ou le prix littéraire, qui tiennent les stands de marchés de Noël, qui gèrent sur le terrain les programmes d’échanges, qui impulsent des partenariats, etc. ? Sans compter sur le rôle de « porte d’entrée » de proximité pour faire connaître la relation franco-québécoise grâce à un maillage tricoté serré dans les régions des deux pays. Combien rapportent tous ces « ambassadeurs » bénévoles qu’aucune administration ne pourrait et ne saurait suppléer.

La valeur, inestimable celle là, du réseau Québec-France et France-Québec, se situe aussi ailleurs : dans les valeurs partagées, dans l’engagement des personnes qui constituent ce réseau, dans des actions qui donnent sens à l’amitié et à la solidarité franco-québécoises. Cette dimension citoyenne est un plus essentiel pour la coopération entre les deux pays. Nous en appelons donc aux deux Premiers ministres qui se rencontrent cet automne. Trop tirer sur le tissu associatif c’est prendre le risque de le déchirer.

Marie-Agnès Castillon, présidente de l’association France-Québec
Pierre Provost, président de l’association Québec-France


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